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Des images fugitives, des réminiscences incertaines, des songes, des cauchemars.

Raconter des histoires du passé pour rapporter l’usé, le fané, l’éteint, pour révéler l’oublié. Une empreinte lacunaire où l’oubli se comble de récits, où l’image se rend éternellement renouvelable.

 

Au commencement, il y a toujours un déplacement, un geste pour s’approcher des alentours, d’autrui, de ce qui nous lie, de ce qui fait société.

Ce mouvement émerge tantôt d’images pré-existantes, d’archives photographiques ou filmiques que je redessine, redécoupe, remonte pour les faire persister sous d’autres formes, dans de nouvelles fictions ; tantôt de mes propres images : fragiles, abîmées, non performantes, déjà usées avant même d’être usitées ; tantôt de l’écriture de bribes narratives dans lesquelles le réel, le vécu se mélange au factice pour laisser sourdre des ouvertures, des porosités. 

Au commencement, il y a toujours une histoire qu’elle soit intime, familière ou appartenant à la grande histoire. Il y a toujours une survivance, une mémoire, une absence, un manque, une recherche de ce qui s’est échappé pour faire advenir le presque rien.

Alors les chimères surgissent, se dévoilent pour peut-être disparaitre aussitôt.